Sauver une entreprise en difficulte

Comment relancer une entreprise en difficulté ? Les bonnes pratiques !

Par helinconseil | Le 05/03/2019 | Commentaires (0) | Publications

L'année 2018 à subit une hausse considérable du nombre d'entreprises défaillantes comparativement à 2017. Dans ce contexte peu favorable au développement, il est difficile de maintenir une stabilité économique, à cause, entre autres, des concurrents étrangers et d’internet.

Face à cette situation, une question se pose : « comment relancer une entreprise en difficulté ? » Personne n’est à l’abri de voir son entreprise se heurter à des difficultés économiques, juridiques ou sociales. De multiples solutions existent pour sauver une entreprise en difficulté. Découvrez dans ce qui suit les principales démarches à accomplir, les bonnes pratiques à tenir ainsi qu'une multitude de conseils pour vous aiguiller.

1. Actions à mener en interne pour sauver une entreprise en difficulté

 

Prendre conscience des problèmes rencontrés

Vous vous demandez certainement comment relancer une entreprise en difficulté, tout d'abord, il est nécessaire de faire un bilan de trésorerie. C’est-à-dire de dresser l’état de vos dépenses et de vos recettes. Cela permettra d’avoir une vision exacte et en temps réel de la situation économique de votre TPE ou PME.

Organiser vos encaissements et vos décaissements dans un tableau pour y voir plus clair et détecter tout mouvement de compte suspect, ainsi que des frais anormaux, des factures trop élevées,…

Ne pas se voiler la face pour améliorer la situation de l’entreprise

Accepter que votre entreprise ait des problèmes

Vous ne devez pas prendre à la légère les situations qui vous alertent. Penser « ce n’est pas si grave » est à exclure ; si vous rencontrez des problèmes dans votre entreprise, les minimiser ne fera que les accentuer. Il faut prendre en compte, toutes complications, essayer de les lister et de solutionner chaque problème à la fois pour sauver une entreprise en difficulté.

N’oubliez pas, qu'en faisant face à vos erreurs, votre entreprise en ressortira plus forte. Les leçons apprises vous préparent pour de nouveaux challenges !

Positivez pour sauver une entreprise en difficulté!

Votre entreprise s’effondre et vous êtes découragé : vous avez tendance à baisser les bras face aux multiples complications que vous rencontrez. C’est compréhensible ! Cependant, il faut garder la tête haute, et positiver pour sauver une entreprise en difficulté.

En effet, vous êtes le dirigeant, le modèle de l’entreprise. Vous devez véhiculer une image confiante et assurée au sein de votre établissement, face à vos employés, vos fournisseurs, vos clients… Une apparence qui dirait « Mon entreprise à des difficultés, certes, mais j’ai foi en son potentiel, en son efficacité. »

Si vous y croyez, vos partenaires y croiront plus facilement eux aussi, et ensemble, vous pourrez faire face à tous les événements.

Qui plus est, pour sauver une entreprise en difficulté il est intéressant d'impliquer ses employés dans son plan d'action, ils seront plus motivés à vous aider. Leurs idées et leurs conseils ne sont pas négligeables et ils connaissent peut-être des personnes susceptibles de vous venir en aide. Dans le cas contraire vous pouvez faire appel à un consultant entreprise en difficulté, habitué aux situations de crise il vous conseillera et sera un soutien tangible pour gérer au mieux vos difficultés.

Il n’y a pas de petites économies

Comment relancer une entreprise en difficulté ? Traquer le moindre euro superflu ! Et oui, en cherchant bien, vous trouverez dans votre entreprise des coûts facilement réductibles :

  • au niveau énergétique : pensez aux radiateurs qui peuvent être ouverts la nuit ; appliquez une température moindre si c’est le cas. Faites attention aux lumières restées allumées, aux ordinateurs mis en veille, … Les économies pouvant être réalisées grâce à ces petits ajustements peuvent paraître dérisoires. Mais mois après mois, elles peuvent constituer un gain non négligeable pour le futur de votre TPE/PME.

  • supprimer les factures papier, en privilégiant les mails. D’une part, cela réduira vos coûts de papier et d’encre, et d’autre part, vous pouvez vous faire valoir en vous positionnant comme une entreprise écologique. Ce qui de nos jours, peut-être un avantage, face aux concurrents potentiels.

Comment relancer une entreprise en difficulté ? Faites la chasse aux impayés !

Les impayés peuvent s'ils ne sont pas soldés rapidement, plomber une trésorerie. À défaut de les prévoir, il faut les anticiper !

En se renseignant sur la situation économique d'une entreprise avec laquelle vous voulez travailler, vous serez plus à même se savoir si un accord de travail est envisageable.

Le registre du commerce, le cadastre et les banques peuvent vous renseigner sur la solvabilité de cette société. Également, les registres de la sécurité sociale et du Trésor public permettront de visualiser le niveau d'endettement de celle-ci.

Afin de régulariser cette course aux impayés, vous devez montrer à votre client que vous ne lâcherez pas l'affaire. Tant qu'il ne réglera pas sa dette, refusez de continuer de traiter avec lui. Il en va de la survie de votre entreprise, qui risque de s' enliser sous les impayés.

Alors comment relancer une entreprise en difficulté ? Tout d'abord, sur votre contrat de vente, pour pouvez prévoir des pénalités pour tout retard de paiement. Ces pénalités financières permettront d'anticiper les frais bancaires dus aux retards de paiement, et encourageront vos clients à régler leurs commandes à temps.

Sachez également que la clause de réserve de propriété vous autorise à garder votre marchandise jusqu'au paiement total de la commande. Cette close doit être inscrite sur le devis et doit être lue et acceptée par le client.

En dernier lieu, vous pouvez exiger une garantie, qui démontrera l'honnêteté de vos clients et vous rassurera également. Ces précautions qui peuvent concerner des personnes ou des biens, sont susceptibles de vous aider à sauver une entreprise en difficulté.

2. Comment relancer une entreprise en difficulté ? en réévaluant vos contrats !

 

Faire vérifier son prêt immobilier

Vous avez contracté un prêt immobilier pour acheter les murs de votre entreprise, votre contrat doit contenir, selon les articles L 312-1 et suivants du Code de la consommation, toutes les informations obligatoires relatives à son financement. Cela rassemble notamment l'ensemble des données qui compose le coût du crédit et qui forment le taux effectif global (TEG).

Tous les établissements de crédit sont obligés de préciser leur TEG, afin de permettre aux futurs emprunteurs de pouvoir comparer les différentes propositions qui leur sont proposées. S’il y a une inexactitude dans le calcul de votre TEG, vous pouvez remplacer votre taux d’intérêt contractuel par le taux d’intérêt légal. Celui-ci à un taux fixe de 0.86% au 1er semestre 2019. Les économies réalisées peuvent être considérables, et permettre de sauver une entreprise en difficulté.

Renégociation fournisseur et bancaire

Quant à votre relation avec vos fournisseurs, sachez vous séparer d'eux si leurs conditions ne vous conviennent pas. Pensez aux délais de paiement, ils jouent un rôle majeur dans la bonne marche de la trésorerie.

Si par exemple, votre fournisseur propose des coûts bas, avec des délais trop courts et peu négociables, il serait plus avantageux d'en changer pour un autre qui propose des coûts plus élevés mais avec des délais extensibles.

Cela peut renflouer votre trésorerie de manière non négligeable.

En achetant en grande quantité, vous obtiendrez des réductions supplémentaires, qui ajoutées à la renégociation du contrat, combleront vos problèmes de trésorerie.

Dans ce contexte de crise, alors qu'il est de plus en plus difficile d'obtenir un crédit à un taux acceptable, votre capacité de négociation en tant que gérant d'entreprise est déterminante. Vous ne devez pas vous sous-estimer, sous prétexte que votre TPE/PME est moins stable financièrement parlant, qu'une grande entreprise.

Dans ces conditions il convient de se demander «  Comment relancer une entreprise en difficulté ? » Tout d'abord, il faut répertorier les services bancaires que vous utilisez et leurs coûts; il peut en effet y avoir des services payants désuets, et d'autres qui ne vous ont jamais servi. Il serait également intéressant de comparer vos frais bancaires à ceux d'une autre entreprise qui a une situation économique semblable à la vôtre. Cela sera pour vous une bonne indication.

Désormais, vous pouvez vous rendre à la banque, munie de votre consommation de l'année, et la comparaison bancaire faite avec l'autre entreprise. Il sera alors possible d'adapter plus précisément le coût des services bancaires à vos besoins.

N'essayez pas de tricher sur la situation de votre entreprise. Les banques s'en rendront compte et engageront des actions contre vous. Rester honnête et transparent quant aux difficultés de votre entreprise vous assurera une meilleure relation avec votre banque.

3. Résoudre les litiges pour sauver une entreprise en difficulté

 

Solutionner un conflit avec un fournisseur

Les causes de litige avec un fournisseur peuvent être nombreuses : du retard dans une commande, un achat non conforme à celui commandé, des frais de déplacement facturés, alors qu’ils étaient « offerts », du matériel défectueux a été livré….

La meilleure solution est de trouver un accord à l’amiable, au risque d’entrer dans des procédures longues et onéreuses. Le règlement à l’amiable est à privilégier pour régler ce type de désaccord. Il s’agit d’une discussion avec les fournisseurs, dont le but est de trouver une solution mutuellement acceptable.

Le règlement à l’amiable est la première phase de toute tentative de procédure. Elle est obligatoire pour entamer par la suite, si vous êtes toujours en désaccord, une procédure judiciaire.

Si toutefois, trop de désaccords vous opposent, et vous n’arrivez à aucun accord, vous pouvez faire appel à un médiateur. C’est une personne extérieure à l’entreprise qui doit mener les négociations afin de trouver une solution acceptable pour les deux parties. Une médiation peut avoir une durée de trois mois, renouvelables une fois.

Les propos tenus, les documents proposés sont confidentiels. Ils ne peuvent être rendus publics, que si les deux parties y consentent, même devant le juge.

Si le médiateur échoue dans son rôle, il vous reste une solution avant l’action en justice : avoir recours à un conciliateur de justice. C’est un médiateur envoyé gratuitement par le tribunal qui en dernier lieu tentera l’ultime négociation.

Si vous avez enfin trouvé une entente avec votre fournisseur, celle-ci sera signée par les deux parties et le conciliateur avant d’être validée par le juge du tribunal compétent.

Si vous n’avez pas trouvé de commun accord, il vous faudra intenter une action en justice afin de sauver une entreprise en difficulté.

Résoudre un litige avec le RSI

Vous avez un problème ou reçut une mise en demeure du RSI, et vous vous demandez quels sont les recours mis à votre disposition pour remédier à cette situation ? Sachez que le RSI n'a aucune valeur juridique, et n'en a jamais eu.

Le RSI ne possédant pas de personnalité juridique au sens de l'article L. 411-1 du Code de la mutualité ; il ne détient donc aucune capacité d'action.

Vous pouvez prendre conseil auprès d'un consultant entreprise en difficulté, après examen de votre situation, il pourra vous conseiller et vous orienter dans vos démarches. Aujourd'hui quantité de gérants ont recours à cette solution pour sauver une entreprise en difficulté et régler ainsi des problèmes de trésorerie.

4. Derniers recours pour s'en sortir

Si vous vous demandez comment relancer une entreprise en difficulté, voici encore plusieurs solutions qui pourront vous éclairer quant à la démarche que vous pouvez suivre :

Le mandat Ad Hoc

Cette procédure vise à trouver une solution, quelle que soit la source des problèmes de votre entreprise. Vous pouvez engager cette action, seulement si l’entreprise n’est pas en cessation de paiements.

Pour ce faire, vous devez poser une requête auprès du tribunal de commerce, celui-ci désignera un mandataire Ad Hoc. Cet agent réalisera un audit et analysera la situation de votre entreprise, en observant principalement, et trouvera un accord favorable à toutes les parties pour le remboursement de la dette.

Sachez que cette action n’est pas publique : tout ce qui s’y rattache est confidentiel. Vos concurrents, vos clients, vos prospects ne sauront pas la situation économique de votre entreprise, contrairement au redressement judiciaire.

La procédure de sauvegarde

Vous pouvez demander une procédure de sauvegarde, si vous n’êtes pas en cessation de paiements et si vous rencontrez des difficultés que vous ne parvenez pas à surmonter. Vos problèmes peuvent avoir une origine sociale, juridique, économique ou financière.

Le tribunal désigne un mandataire judiciaire et un administrateur judiciaire. Le premier veut trouver une issue favorable pour les créanciers, et le second aide le débiteur dans la gestion de son entreprise. Le chef d’entreprise reste le seul gestionnaire.

La procédure de sauvegarde démarre par une phase d’observation d’une durée de 6 mois, renouvelable une fois. Durant cette période, le gérant doit répertorier ses créanciers, ses dettes, et lister sa situation économique détaillée.

Grâce à ces documents, l’administrateur peut édifier le bilan économique, et essaye de trouver une solution pour régler tous les créanciers. Pour sauver une entreprise en difficulté, l'administrateur judiciaire peut éventuellement envisager l’arrêt d’une ou plusieurs de vos activités.

La procédure de conciliation

Vous pouvez engager cette procédure si vous n’êtes pas en cessation de paiements depuis plus de 45 jours. Son but est, comme le mandat Ad Hoc, de trouver un arrangement entre les créanciers et l’entreprise.

Après avoir déposé votre demande au tribunal de commerce, un conciliateur est désigné soit par vous, soit par le tribunal. Il doit trouver les solutions qui satisferont aux mieux toutes les parties pour parvenir à un accord signé. Cette procédure peut durer 4 ou 5 mois. Elle est également confidentielle.

Le redressement judiciaire

Si votre entreprise est en cessation de paiements, avec un redressement d'activité possible, vous pouvez lancer une procédure de redressement judiciaire.

La période de cessation de paiements ne doit pas excéder 45 jours, sinon votre démarche ne sera pas prise en compte.

Suite à une phase d'observation de 6 mois, renouvelable, jusqu'à 18 mois maximum, un plan de redressement peut être instauré. Il se base sur le bilan économique et social de l'entreprise réalisé lors de la période d'observation.

Si vous êtes en redressement judiciaire, les poursuites des créanciers contre vous sont supprimées.

C'est une procédure publique, en effet les jugements rendus par le juge sont consultables par tous.

Vous connaissez maintenant les procédures judiciaires et comment relancer une entreprise en difficulté.

5. Défaillances des entreprises en France

Durant l’année 2018, les procédures collectives ont augmenté de 6,8 % par rapport à 2017 selon une étude réalisée par la société ALTARES. En parallèle, 2/3 des redressements judiciaires sont convertis en liquidation judiciaire. Ces données traduisent le contexte économique et social actuel. Quant à la défaillance des entreprises, elle ne cesse d'augmenter.

6. Savoir demander de l'aide : faire appel à un conseil extérieur

Vous rencontrez des difficultés dans votre entreprise, et l’enlisement de votre société perdure malgré vos actions pour y remédier. Dans ce cas, ne laissez pas les problèmes vous submerger plus longtemps, un consultant entreprise en difficulté maîtrise l'ensemble de ces situations.

Toutes défaillances seront distinctement évaluées, et une solution adéquate à chaque problème pourra être trouvée. Réagir avant que les difficultés s'installent, est essentiel quand aujourd'hui 2 /3 des redressements judiciaires finissent en liquidation.

Le consultant en entreprise en difficulté est un atout majeur pour une société en perdition, il peut intervenir à tout moment, quelle que soit la situation pour sauver une entreprise en difficulté.

Ainsi, comment relancer une entreprise en difficulté est la préoccupation majeure des chefs d'entreprise concernés.

De prime abord, il faut commencer par mener vos actions en interne, par vos propres moyens, puis réglez les contentieux que vous pouvez avoir. N’hésitez pas à relancer les clients s’ils ne vous paient pas, et renégociez l'ensemble de vos contrats à votre avantage. Les procédures judiciaires sont des solutions pouvant s'avérer contraignantes, mais permettent de sauver une entreprise en difficulté.

Pour relancer une entreprise en difficulté vous pouvez prendre contact auprès de l'entreprise Hélin Conseil. Nous aiderons votre entreprise d’une manière efficace et pérenne pour la mise en œuvre de toutes actions.

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